Johnny Clegg est né à Bacup en Angleterre d’un père anglais et d’une mère Zimbabwéenne. Après le divorce de ses parents, il déménage avec sa mère en Rhodésie (ancien Zimbabwe) puis, à 6 ans, en Afrique du Sud.

Ses premiers pas d’artiste

A l’adolescence, Clegg développe un intérêt pour la musique celtique, ce qui le conduit à la découverte de la musique Zulu et le fait prendre part à des compétitions de danse traditionnelle zoulou. Il est arrêté à l’âge de 15 ans pour violation des lois de l’apartheid interdisant les gens de couleurs différentes de se réunir ensemble après les heures de couvre-feu.

À l’âge de 17 ans, il rencontre Sipho Mchunu, un travailleur migrant zoulou avec qui il forme « Juluka ». En 1979, composé alors de 6 membres (3 musiciens blancs et 3 musiciens noirs), Juluka sort son premier album en Afrique du Sud contenant des messages codés politiques et des références à la lutte contre l’apartheid, forçant le groupe à se produire de façon quasi-anonyme dans de petites salles, églises et universités. La musique du groupe associe Zulu, Celtic et Rock, avec des textes en anglais et isiZulu.

Johnny Clegg

Chanteur et activiste

En raison de leurs messages politiques et d’intégration raciale, Clegg et les autre membres du groupe sont arrêtés à plusieurs reprises et des concerts doivent régulièrement être annulés. Ils décident de partir en tournées internationales, en Europe, au Canada et aux États-Unis. Ils reçoivent deux disques de platine et cinq albums d’or. Le groupe est dissout en 1985.

En 1986 « Savuka » est la seconde collaboration musicale interraciale de Johnny Clegg avec le musicien et danseur Dudu Zulu. Le premier album du groupe, « Third World Child », bat des records de ventes dans plusieurs pays européens, dont la France. Le groupe attira une si grande foule à Lyon que Michael Jackson annula un concert, se plaignant que Clegg et son groupe avaient « volé tous ses fans ». En 1993, le groupe est dissous après le meurtre de Dudu Zulu.

Au cours d’un concert en 1999, le « Zulu blanc » est rejoint sur scène par le président Sud-Africain Nelson Mandela, pour dansé sur la célèbre chanson « Asimbonanga » écrite en son honneur.